Les entreprises européennes mettent en péril
leurs relations clients par un service inefficace
Les entreprises européennes ont clairement besoin d'utiliser de façon
plus intelligente
leurs informations pour répondre aux attentes de leur public
Reading (Royaume-Uni), 4 mars 2008 Une enquête commandée par
Oracle auprès de 1 500 clients et 250 responsables de centres de contacts
à travers l'Europe révèle un écart énorme
entre les attentes des clients en matière de service clients et la
façon dont les entreprises sont équipées pour y répondre.
Cette étude montre que la mauvaise qualité des services clients
en Europe s'explique d'abord par l'inefficacité des systèmes
d'information.
Voici les principaux résultats de cette enquête :
· Malgré la prise de conscience de l'importance de la satisfaction
client, plus de la moitié des consommateurs européens ne considèrent
pas comme efficaces les services clients.
· Les principales récriminations des clients portent sur l'attente
au téléphone, la nécessité de répéter
plusieurs fois leurs demandes à différents interlocuteurs et
l'incohérence des différentes réponses obtenues.
· Plus de la moitié des entreprises n'ont aucun projet de mise
en uvre d'un portail internet en libre service, alors que les clients
préfèrent clairement utiliser Internet pour traiter leurs demandes.
En France, ce contraste est encore plus marqué. 76% des entreprises
déclarent ne pas avoir de projet de mise en uvre de portail self
service.
· Les responsables de centres de contacts considèrent que l'amélioration
de la qualité des informations et la formation du personnel représentent
les deux premières priorités pour améliorer le service
clients.
· Les consommateurs estiment que les établissements financiers
offrent le meilleur service clients, et les opérateurs de télécommunications
le pire.
Senior Vice President d'Oracle CRM pour la région EMEA, Loïc le
Guisquet commente ainsi ces résultats : "Cette étude nous
montre que la majorité des services clients européens ne parviennent
pas à répondre aux attentes actuelles des consommateurs. Les
entreprises doivent aller au-delà de la simple conservation des informations
sur leurs clients.Elles doivent analyser les énormes quantités
de données qu'elles détiennent pour répondre aux attentes
du public. Transformer les informations relatives au comportement des clients
et aux événements de leur vie en intelligence opérationnelle
permet à l'entreprise de recenser leurs besoins et d'y répondre.
Les systèmes doivent être souples et capables d'extraire les
informations issues de toute l'entreprise et les mettre à la disposition
des collaborateurs afin de faciliter leurs interactions avec les clients et
les aider dans leurs prises de décisions."
Cette enquête a été menée auprès de 1 500
consommateurs et 250 responsables de centres de contacts au Royaume-Uni, en
France, en Allemagne, aux Pays-Bas, en Belgique, au Luxembourg, en Suède
et au Danemark.
Les quatre sections qui suivent détaillent les résultats de
l'enquête :
· Les centres de contacts ne répondent pas aux attentes des
clients
· Des agents délaissés, dotés d'outils, de formations
et de processus inadaptés
· L'incapacité à tirer profit des préférences
clients pour le self service
· Les services financiers arrivent en tête et les opérateurs
télécoms en queue
Les centres de contacts ne répondent pas aux attentes des clients
L'étude révèle que les principaux objectifs des service
clients en Europe sont très concentrés sur l'exigence de rendre
le client satisfait. Les responsables des centres de contacts ont noté
l'importance de différents objectifs opérationnels pour leur
organisation :
· Plus de huit sur dix (83%) considèrent comme très important
de satisfaire le client lors de chaque interaction.
· Deux tiers (66%) considèrent comme très important de
diminuer au maximum le temps d'attente au téléphone.
· Les objectifs relatifs à l'efficacité opérationnelle
(tels que le nombre d'appels traités ou la réduction des effectifs)
étaient plutôt en bas de la liste des priorités.
Mais bien que les centres de contacts prennent la bonne direction pour servir
leurs clients, l'étude montre qu'ils sont loin d'y parvenir concrètement.
Plus de la moitié des personnes interrogées ne considèrent
pas les services clients comme efficaces (un quart les considèrent
comme inefficaces et 29% les considèrent ni efficaces ni inefficaces).
Les principales récriminations des clients sont les suivantes :
· Attendre trop longtemps au téléphone (77%).
· Devoir ré-expliquer leur demande à chaque nouvel interlocuteur
(75%).
· Etre transféré entre de trop nombreux services (55%).
· Des agents de service clients qui ne comprennent pas l'activité
de leur entreprise (43%).
· Obtenir des réponses différentes et incohérentes
(43%).
Il est notamment préoccupant de constater que 43% des responsables
de centres de contacts affirment que les clients n'ont jamais à répéter
leurs demandes, ce qui souligne bien le fossé qui sépare leurs
aspirations et la façon dont les attentes des clients sont satisfaites.
Loïc le Guisquet ajoute : "Des technologies existent pour remédier
à chacun de ces écueils. En plus des systèmes et processus
opérationnels adéquats, il s'agit de constituer des analyses
issues de données de l'ensemble de l'entreprise, pour les diffuser
aux agents du service clients de la façon et au moment où ils
en ont besoin. Fournir aux agents des informations précises, pertinentes
et rapides améliore leur compréhension, leur prise de décision
et la qualité de leurs réponses. Par ailleurs, des systèmes
efficaces de routage d'appels peuvent diminuer les files d'attentes et mettre
en contact rapidement chaque client avec le service concerné."
Des agents délaissés, dotés d'outils, de formations
et de processus inadaptés
Lorsque l'on demande aux clients quelle est d'après eux l'explication
la plus probable de la mauvaise qualité des services clients, la réponse
la plus fréquente, donnée par 43% des personnes interrogées,
s'avère être du personnel inefficace.
Mais les réponses données par les responsables de centres de
contacts révèlent que les agents sont plutôt délaissés,
dotés d'outils, de formations et de processus inadaptés. Lorsque
l'on leur demande ce qui pourrait améliorer le plus le niveau de service,
les mesures suivantes sont identifiées :
· Fournir des informations de meilleure qualité au personnel
du service clients. (Moyenne européenne : 58% - France : 32%),
· Plus de formation du personnel (Moyenne européenne : 52% -
France : 18%),
· Des procédures de service clients améliorées.
(Moyenne européenne : 45% - France : 30%),
· Un routage efficace des appels. (Moyenne européenne : 44%
- France : 48%),
· Donner plus de responsabilité au personnel dans la prise de
décisions. (Moyenne européenne : 38% - France : 16%),
· Conseiller aux appelants (pendant qu'ils attendent) des solutions
alternatives pour résoudre leurs problèmes (par exemple le courrier
électronique, Internet, etc.). (Moyenne européenne : 35% - France
: 8%),
Loïc le Guisquet commente ainsi ces résultats : "Ces chiffres
montrent l'orientation que les entreprises devraient donner à leurs
stratégies de gestion des clients. Il ne s'agit plus uniquement de
moderniser le back-office, il faut désormais mettre en phase l'ensemble
de l'organisation, et les systèmes sur lesquels elle s'appuie, avec
son recentrage sur la satisfaction des clients. Une fois encore, nous constatons
une demande pour mettre les bonnes informations à la disposition des
bonnes personnes. Et avec des systèmes modernes, il est extrêmement
simple de conseiller les appelants sur les démarches qu'ils peuvent
entreprendre pour résoudre leurs demandes. Des procédures efficaces
de service clients, des sessions de formation régulières et
des données clients de qualité devraient être disponibles
à travers l'ensemble de l'entreprise."
L'incapacité à tirer profit de la préférence des
clients pour le self service
L'enquête montre également que les entreprises ne parviennent
pas à se servir d'internet comme un moyen efficace et économique
pour servir leurs clients.
Les consommateurs européens considèrent de loin internet comme
le meilleur canal de communication avec une entreprise. Près de la
moitié d'entre eux (47%) le désignent comme moyen préféré
et 71% le mettent en deuxième place. Le courrier électronique
représente le deuxième canal le plus populaire avec un taux
de préférence de 60%. Par comparaison, 48% n'apprécient
pas les centres d'appels et 49% n'apprécient pas d'avoir à se
déplacer dans une agence. A noter que la France se différencie
dans son choix des canaux de communication, la visite en agences reste le
second choix après internet.
Malgré cette très nette préférence des consommateurs
en faveur d'internet pour résoudre leurs demandes, plus de la moitié
des centres de contacts reconnaissent n'avoir aucun projet de mise en uvre
d'un portail en libre service.
Loïc le Guisquet commente ainsi ces résultats : "Non seulement
les entreprises passent à côté de quelque chose, mais
elles prennent également le risque de se faire distancier par leurs
concurrents. Même dans leur version la plus rudimentaire, les portails
Web en libre service constituent un moyen extrêmement efficace de rendre
ses clients heureux tout en améliorant l'efficacité de l'entreprise.
Mais les entreprises les plus en avance vont déjà bien au-delà.
Elles proposent par exemple à leurs clients des outils leur permettant
d'explorer différents scénarios pour trouver le meilleur tarif
ou minimiser l'impact environnemental. La vague d'innovation qui parcourt
actuellement le Web augmentera d'autant les attentes des clients."
Les services financiers arrivent en tête et les opérateurs
télécoms en queue
Lorsqu'on leur demande quels secteurs offrent un bon service clients et lesquels
en offrent un mauvais, quatre sur dix (37%) pensent que les fournisseurs de
services financiers proposent le meilleur niveau de service, tandis qu'autant
(39%) affirment que les opérateurs de télécommunications
fournissent le moins bon service.
Loïc le Guisquet ajoute : "Alors que de multiples possibilités
sont accessibles en un simple clic de souris, les gens ne pardonnent pas aux
entreprises qui ne parviennent pas à répondre à leur
exigence de qualité du service clients. Et leurs attentes sont les
mêmes dans tous les secteurs d'activité. Des expériences
positives dans un secteur (qu'il s'agisse des compagnies aériennes
ou des distributeurs) deviennent une référence pour juger les
autres. La réussite des sites Web de comparaison de prix montre bien
que les clients vont voir ailleurs s'ils ne sont pas satisfaits
"
Précisions sur cette enquête
Dans l'échantillon retenu, seuls 5% des responsables de centres de
contacts interrogés travaillaient dans une entreprise utilisant les
technologies Oracle de gestion de la relation client (CRM). D'après
IDC, Oracle est le premier éditeur de logiciels de CRM en Europe Occidentale
avec une part de marché de 15%.
http://www.oracle.com/corporate/analyst/reports/ent_apps/crm/lc06pe.pdf
Survey methodology
The two surveys carried out on behalf of Oracle were conducted by DLC Research
in November 2007. The business survey was via telephone among call & contact
centre senior managers. The consumer survey was via the internet, using panels
of people who had used call or contact centres. Both surveys were conducted
in the UK, France, Germany, Benelux & The Nordics. 1500 consumers from
these territories were questioned as were 250 call contact centre managers.
About DLC Research
DLC Research is an independent research organisation and members of the Market
Research Society. Its clients include PR consultancies, multi-national companies
and government departments
A propos d'Oracle
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