Modern Finance Reporting

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BEPS : une mondialisation réussie est
désormais aussi une question de détails

Laurent Dechaux,
Applications Vice President for ERP Western Europe,
Oracle @LaurentDechaux


La mondialisation des entreprises n'est absolument pas un nouveau concept. Depuis l'avènement de la Route de la Soie au 1er siècle avant Jésus-Christ jusqu'au boom des télécoms à bas coût dans les années 80 et 90, les entreprises ont de tous temps cherché à s'implanter à l'autre bout de la planète.

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La croissance internationale s'accompagne toujours de nouveaux défis – comprendre les stratégies de tarification dans de nouvelles régions, ou encore éviter les faux-pas culturels lors des échanges avec les clients sur un marché étranger radicalement différent.

Le dernier défi que doivent relever les multinationales est la surveillance accrue de leur structures fiscales – autant par les pouvoirs publics que par le public. Pour y répondre, l'initiative BEPS (visant à lutter contre l'érosion de la base d'imposition et le transfert de bénéfices – Base Erosion and Profit Shifting) a été lancée afin de standardiser les pratiques fiscales pour toutes les multinationales d'ici 2017, en augmentant la transparence et la responsabilité. Ces nouvelles règles imposeront notamment le reporting par pays, qui sera introduit pour les entreprises dont le chiffre d'affaires dépasse 568 millions de livres sterling à partir de 2016.

Alors qu'il ne leur reste que moins d'un an pour assurer leur conformité avec BEPS, à quoi les directions financières des multinationales devraient-elles penser aujourd'hui ?

Les nouvelles règles de reporting par pays peuvent sembler plutôt simples, mais les entreprises qui n'accordent pas suffisamment d'attention aux risques et aux exigences qu'induisent ces règles pourraient se retrouver sous les projecteurs du régulateur – ce qui est souvent inconfortable (et potentiellement coûteux).

La rigueur, la transparence et la cohérence sont essentielles. Les entreprises du monde entier doivent être capables d'affecter des coûts raisonnables lorsqu'elles transfèrent des fonds d'une juridiction à l'autre, sans parler des transferts internes.

Une situation qui ajoute une pression supplémentaire aux équipes financières pour identifier et affecter précisément les coûts, en particulier lorsque la valeur des entreprises se déplace de plus en plus des produits et des actifs corporels vers les services. Il est assez simple pour une organisation de quantifier les matières premières, le temps et le travail que représente le développement de ses produits. Mais l'attribution d'une valeur à des actifs moins concrets tels que la marque et l'impact marketing devient un exercice beaucoup plus nébuleux et complexe.

Par exemple, disons que le bureau allemand d'une multinationale basée aux Etats-Unis utilise 32% du temps d'un consultant RH. La maison-mère doit-elle facturer sa filiale ? Une fois la décision prise, le taux doit-il être le même pour tout le groupe ou doit-il être adapté à chaque marché ?

L'adoption rapide des technologies cloud par les directions financières au cours des derniers mois a permis de simplifier et d'accélérer des processus complexes du back-office tels que la planification, la budgétisation et la prévision. Le cloud permet aux entreprises de collecter toutes les informations à jour dans tous les segments de leurs activités et toutes les juridictions où elles opèrent, afin de les consolider dans une forme bien plus facile à quantifier – ce qui simplifie aussi énormément le reporting.

Autre avantage important, le cloud aide les grandes entreprises à devenir plus agiles. En permettant à l'organisation de mieux comprendre ses actifs et en fournissant en temps réel des données cruciales sur toutes ses opérations, les applications cloud permettent aux entreprises de répondre plus efficacement aux changements importants ou soudains de leurs besoins de reporting – mais aussi de mieux piloter leur transformation.

Alors que les autorités fiscales à travers le monde préparent actuellement leurs recommandations concernant l'application de BEPS dans leur juridiction, il serait prudent pour les multinationales de se préparer au plus grand bouleversement que leur stratégie fiscale devrait connaître au cours des années à venir. La visibilité que le cloud confère à l'ensemble d'une organisation constitue un atout indispensable aux plus grandes entreprises pour y parvenir, en particulier maintenant que la transparence est devenue une vertu plus vitale que jamais.


The Oracle Cloud for Finance blog, brought to you in association with Intel®

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