Modern Finance Skills

Modern Finance Skills

2015 : l'année où la finance s'est
enrichie de nouvelles compétences

Laurent Dechaux,
Applications Vice President for ERP Western Europe,
Oracle @LaurentDechaux


Personne ne peut prédire l'avenir avec certitude, mais il existe quand même des signes qui peuvent nous donner une assez bonne idée de ce vers quoi nous allons. Certains sont fort peu scientifiques – par exemple l'Indice du Gratte-ciel, une observation à demi-sérieuse selon laquelle on termine de construire le bâtiment le plus haut de la planète à l'aube de chaque récession.

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Si l'on cherche des indices un peu plus fiables, on peut dire que l'économie se porte plutôt bien lorsque les entreprises passent d'une phase de réduction des dépenses à une phase d'investissement. La bonne nouvelle, c'est qu'au cours des 12 derniers mois nous avons vu un nombre important d'entreprises recentrer leurs investissements sur la croissance, et notamment au sein de leurs directions financières. Jusque très récemment, la plupart des grandes entreprises se préoccupaient surtout de réduction des coûts plutôt que d'investissements de croissance.

Mais ce retour bienvenu des investissements n'est pas qu'un signe de retour de la confiance : il indique aussi que beaucoup d'entreprises se sentent remises en cause par de jeunes startups agressives qui leur prennent d'importantes parts de marché, et par des concurrents qui ont optimisé leurs processus financiers internes. Dans ce contexte, les entreprises bien établies ont réalisé qu'elles avaient besoin de revoir leur stratégie – en envisageant notamment une nouvelle approche des opérations du back-office et le développement de nouvelles compétences dans leur personnel.

Les professionnels de la finance sont censés avoir beaucoup plus de compétences que par le passé. Il est notamment question d'analyse des données, d'expertise en programmation et de capacités managériales – en plus de leur savoir-faire financier. Ceux qui réunissent toutes ces compétences sont encore très rares, peut-être même plus rares encore que les fameuses “licornes” qui font rêver le monde des startups (les entreprises valorisées à plus d'un milliard de dollars).

David Leinweber, qui a suivi le cursus financier Haas de l'Université de Californie à Berkeley, a parfaitement formulé cette situation : “Les DAF de demain devront réunir des compétences extrêmement variées, et réussir la synthèse improbable entre la tête d'un programmeur, le corps d'un statisticien, les bras d'un analyste explorateur visuel des données et la queue d'un expert de l'apprentissage machine”.

Alors que nous entrons dans l'année 2016, l'un des plus gros défis que vont devoir relever les directions financières sera ainsi de constituer et de conserver des équipes réunissant ces talents et ces compétences. De plus en plus, les professionnels de la finance sont censés posséder de solides capacités managériales (penser stratégiquement et savoir éclairer et guider ses collègues) pour accompagner l'évolution des processus back-office de leur organisation et fournir aux dirigeants les analyses de haut niveau dont ils ont absolument besoin pour prendre leurs décisions. Une maîtrise pratique des technologies et de la façon d'en maximiser l'impact pour l'entreprise est également très précieuse, de même qu'une solide connaissance de l'analyse des données.

Toujours dans le même ordre d'idée, la façon dont les entreprises envisagent le développement de leurs salariés évolue profondément. Les nouveaux arrivants sur le marché du travail, en particulier les plus jeunes, ont grandi en contact plus étroit avec les technologies de la transformation digitale que beaucoup de leurs collègues plus expérimentés : ils ont donc autant à transmettre qu'à apprendre.

Les entreprises qui ont pris toute la mesure de cette situation revoient complètement leur modèle traditionnel à sens unique d'intégration des jeunes salariés, en les complétant par des programmes “d'apprentissage inversé” à travers lesquels les salariés les plus jeunes mais les plus au fait des nouvelles technologies peuvent transmettre leurs précieuses connaissances aux anciens de leur équipe.

Il s'agit là d'une méthode efficace pour solutionner la pénurie actuelle de compétences et réussir à suivre un environnement technologique de plus en plus complexe. De plus, les jeunes ont envie de travailler dans un environnement utilisant des outils de pointe adaptés à leur expertise et à leur savoir-faire, et cette approche aide les entreprises à répondre aux attentes de ces salariés afin qu'ils puissent exploiter tout le potentiel des technologies auxquelles ils ont accès.

Ces évolutions qu'ont connues les entreprises en 2015 indiquent clairement que la finance continue de jouer un rôle important dans la définition des stratégies de l'entreprise. Pour l'année 2016, cette tendance va se renforcer avec l'arrivée de nouveaux talents et de nouvelles technologies qui vont venir enrichir l'expertise du back-office. Les nouveaux leaders de la finance ne seront pas que des machines avalant des chiffres, mais plutôt des personnes aux multiples talents dotées de solides compétences dans de nombreux domaines tels que la technologie, le leadership et les communications – et prêtes à relever le moindre défi.


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