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Planification financière et prévision
Relever le défi de l’héritage Olympique

Dee Houchen, Directeur Senior de Produit marketing, Oracle EMEA @DeeHouchen


La LLDC a révolutionné la réhabilitation des infrastructures des Jeux Olympiques en adoptant une approche innovante

Les Jeux Olympiques se déroulent en trois phases pour tous les pays organisateurs. Tout d’abord, la phase de préparation est consacrée à l’investissement de milliards de dollars dans la nouvelle infrastructure et les équipements nécessaires pour organiser les Jeux. Ensuite vient l’événement en lui-même : pendant deux magnifiques semaines, les yeux des amateurs du monde entier sont braqués sur la ville organisatrice pour suivre les exploits des athlètes de leur pays, tandis que des millions font le déplacement pour les encourager en personne.

Enfin, la dernière phase est la plus longue et la plus ardue. Une fois les Jeux terminés, la poussière retombée et les athlètes et spectateurs de retour chez eux, il est temps de vérifier si la ville organisatrice a pris une sage décision en se lançant dans cette aventure.

Généralement, le bilan est plutôt négatif. Les villes hôtes ont toujours surestimé les retombées économiques des Jeux et ne sont que rarement préparées à « l’après ». D’Athènes à Barcelone, en passant par Pékin, les sites Olympiques sont toujours dans un état de délabrement avancé, qui rappelle douloureusement qu’il est impossible de réussir en pensant à court terme.

Changer les règles des Jeux

Dans ce contexte, les efforts réalisés par la London Legacy Development Corporation (LLDC) n’en sont que plus remarquables. La LLDC a été créée après les Jeux de Londres en 2012 dans le but de transformer le Parc Olympique de Londres, Queen Elizabeth Olympic Park, en attraction touristique viable. Plus important encore, ce parc devait servir de catalyseur pour la réhabilitation d’une zone inexploitée de Londres. Les Jeux de 2012 étaient, à l’époque, les plus chers jamais organisés, pour un investissement total de 16 milliards de dollars. Cependant, les travaux réalisés par la LLDC ces quatre dernières années sont perçus dans le monde entier comme un exemple à suivre pour les villes organisatrices qui souhaitent rentabiliser leur investissement sur le long terme.

L’organisation a réussi à trouver une nouvelle utilité aux sites Olympiques, en créant des milliers de nouveaux logements et de nouveaux emplois, et en transformant le parc en véritable destination culturelle pour les touristes, comme pour les locaux. De nouveaux restaurants, magasins et bars ouvrent chaque semaine ou presque dans les quartiers voisins, qui attirent désormais de nombreux Londoniens qui souhaitent s’y installer.

Mais comment la LLDC a-t-elle réussi là où tant d’autres villes ont échoué ? Les organisations à but non lucratif ne sont pourtant pas réputées pour leur sens de l’innovation, ne disposant pas des mêmes budgets et ressources que les grandes entreprises. Malgré cela, le projet de réhabilitation du village olympique de Londres ne cesse d’évoluer.

La réussite de la LLDC tient probablement à son envie de faire les choses différemment. Elle a su aborder la période suivant les Jeux Olympiques de manière véritablement innovante : pour s’en rendre compte, il suffit de s’intéresser à sa stratégie et à son modèle de fonctionnement. Plus important encore, la LLDC a vite compris qu’elle devait faire preuve d’une flexibilité et d’une réactivité exceptionnelles pour réaliser son projet tout en surmontant les obstacles financiers et en respectant les délais serrés.

Pour y parvenir, elle devait mettre l’accent sur la rapidité et l’innovation, à l’échelle de l’organisation tout entière, et donc trouver des moyens rentables de développer rapidement de nouveaux projets. En d’autres termes, la LLDC devait plonger dans l’ère numérique, tout en gardant son identité d’organisation caritative.

D’un point de vue informatique, la solution tout indiquée était d’opter pour un système cloud : aucune infrastructure informatique onéreuse à financer, aucun système complexe à héberger ni à entretenir, et un délai réduit pour mettre les processus en service. La LLDC a débuté avec un back-office, en implémentant un système ERP d’Oracle dans le cloud en quatre mois seulement, afin de pouvoir gérer immédiatement ses projets et créer des rapports sur leur progression.


Regarder la vidéo client de LLDC

Maintenir la dynamique

La LLDC doit désormais continuer sur sa lancée en matière de réhabilitation et trouver de nouvelles manières de rentabiliser l’investissement des Jeux Olympiques. À l’instar d’un nageur qui s’efforce chaque jour d’améliorer son temps de quelques millisecondes ou d’un cycliste qui enchaîne les descentes dans des tunnels aérodynamiques pendant des heures pour trouver une meilleure trajectoire, la LLDC doit toujours se surpasser, en faire plus avec moins et poursuivre sur la voie de l’innovation.

Il est cependant essentiel de rappeler que les restrictions budgétaires et les délais serrés permettent rarement aux organisations caritatives de se lancer tête baissée dans de nouveaux projets. La seule et unique option est d’adopter une approche mesurée et mûrement réfléchie. Comment une organisation telle que la LLDC pouvait-elle alors continuer à se surpasser tout en limitant les risques et les coûts ? En faisant en sorte que la planification soit aussi rapide et flexible que l’exécution.

Alors que le cloud optimise le reporting et la gestion de projet, il permet également aux entreprises de concevoir et simuler des scénarios futurs, afin qu’elles puissent mettre en œuvre de nouveaux projets en toute confiance. Plutôt que de miser tous leurs jetons sur une approche non testée, les utilisateurs peuvent simuler rapidement et avec une grande précision l’impact de diverses conditions sur leur projet et créer un plan plus complet qui couvre toutes ces failles.

Pour une organisation telle que la LLDC, qui doit trouver une toute nouvelle finalité à des infrastructures valant des milliards de dollars conçues dans un but précis, cela permet de soustraire une grande partie des risques et frais potentiels d’une équation très coûteuse.

Servir de modèle en matière d’innovation

Organiser les Jeux Olympiques restera un énorme investissement pour les villes hôtes. Cette année, le Brésil a dépensé environ 12 milliards de dollars pour accueillir les Jeux, alors même que le pays est en pleine récession. Tous les regards vont désormais être braqués sur Rio de Janeiro, alors qu’elle tentera de maintenir la dynamique insufflée par les Jeux maintenant qu’ils sont terminés.

La Coupe du Monde 2014 n’a pas montré l’exemple. Selon les rapports réalisés, la plupart des stades de football construits pour la compétition sont maintenant à l’abandon. Cependant, l’avenir des sites Olympiques de Rio semble plus prometteur. Le ministre des Sports du Brésil, George Hilton, a convenu que le plan suivi pour la Coupe du monde n’était pas parfait et souhaite désormais “laisser un héritage”.

Les nouvelles infrastructures de transport construites pour les touristes des Jeux sont désormais reliées aux zones autrefois isolées de Rio. À l’avenir, les complexes Olympiques seront transformés en “centres d’initiation au sport”. Ces grands gymnases seront ouverts aux enfants les plus défavorisés pour leur permettre d’apprendre et de pratiquer des sports Olympiques.

Il s’agit d’une initiative louable et parfaitement adaptée pour permettre aux futures générations de s’approprier les sites Olympiques. Cependant, pour que les Jeux de Rio laissent un véritable héritage, des programmes tels que celui-ci doivent perdurer sur le long terme. Comme pour Londres, la réussite de ce projet tiendra dans l’innovation et dans l’engagement continu de la ville envers l’amélioration continue. Enfin, à l’instar de la LLDC, la ville doit adopter une planification flexible et mesurée pour assurer des années d’innovation future.


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