Qu’est-ce que Kubernetes ?

Alan Zeichick | Senior Writer | 5 septembre 2025

Kubernetes est une plateforme open source conçue pour gérer des applications de très grande envergure, composées d'un très grand nombre de services conteneurisés. Développé par des ingénieurs de Google en 2014 et publié peu après en open source, Kubernetes est aujourd'hui un écosystème dynamique, pris en charge par presque tous les fournisseurs de cloud public. Kubernetes peut servir à gérer des applications natives du cloud construites avec des microservices, ainsi que des applications traditionnelles exécutées sur site ou dans le cloud.

L'un des atouts de Kubernetes tient à son automatisation, qui peut réduire considérablement le travail nécessaire pour gérer des applications sur un réseau.

Qu’est-ce que Kubernetes ?

Kubernetes est un système open source permettant de déployer, gérer et faire évoluer des applications conteneurisées, en particulier des applications natives du cloud développées avec des microservices. Parfois abrégé en K8s, Kubernetes permet aux administrateurs de regrouper des conteneurs en clusters pour en simplifier la gestion.

À quoi sert Kubernetes ? Tout commence par le déploiement de conteneurs qui contiennent soit une application complète, soit un composant d'application, souvent appelé service. Ces conteneurs sont déployés sur des serveurs, qui peuvent se trouver dans le cloud, sur site, répartis sur plusieurs clouds dans une configuration multicloud, ou dans une configuration hybride cloud/sur site.

Une fois les conteneurs déployés, Kubernetes assure la découverte des services, afin qu'une application ou un service puisse trouver, dans d'autres conteneurs, les services dont il a besoin. Kubernetes achemine le trafic vers la ressource appropriée sous son contrôle. Lorsqu'un système exécute plusieurs copies d'une application ou d'un service conteneurisé, généralement pour répondre à une forte demande, Kubernetes équilibre automatiquement la charge.

Un autre atout de Kubernetes est sa capacité à regrouper les conteneurs de manière cohérente avec le déploiement. Par exemple, il peut regrouper plusieurs conteneurs qui partagent le même stockage et le même réseau dans un pod, un terme que vous verrez souvent. Vous entendrez également parler de nœuds Kubernetes. Il s'agit de machines individuelles, soit des serveurs physiques, soit des machines virtuelles traditionnelles, qui hébergent des conteneurs. Un ensemble de nœuds exécutant Kubernetes, autrement dit un groupe de machines physiques ou virtuelles, est appelé un cluster.

Pour chaque conteneur, pod, nœud et cluster, Kubernetes gère les ressources de stockage, détecte et redémarre les conteneurs défaillants (un processus appelé « healing »), et peut même mettre en œuvre des protocoles de sécurité dans une application distribuée. Il peut être configuré pour gérer les mots de passe, les jetons de sécurité et les clés de chiffrement, ce qui facilite la protection des actifs critiques.

Le développement de la plateforme Kubernetes est supervisé par la Cloud Native Computing Foundation (CNCF).

Conteneurs vs machines virtuelles

Les conteneurs remplacent souvent un autre modèle de déploiement dans le cloud : les machines virtuelles (VM). Les conteneurs sont plus légers que les VM, car ils utilisent le système d'exploitation sous-jacent du serveur hôte et les pilotes de périphériques. À l'inverse, les VM sont plus volumineuses et nécessitent davantage de ressources de traitement, car chacune intègre son propre système d'exploitation. Ainsi, un serveur peut exécuter plus de conteneurs que de VM et, surtout, consacrer davantage de ressources processeur et mémoire à l'exécution des applications plutôt qu'à la maintenance de plusieurs instances de système d'exploitation, une par VM. Même s'il existe des cas spécifiques où les VM sont indispensables, les conteneurs offrent un modèle nettement plus efficace pour la plupart des déploiements d'applications dans le cloud.

Différence entre Kubernetes et les containeurs

Même si Kubernetes et les conteneurs sont liés, il est préférable de les considérer comme des technologies complémentaires. Kubernetes est une plateforme de gestion des conteneurs, souvent utilisée pour des déploiements à grande échelle comptant des centaines, voire des milliers de conteneurs. Les conteneurs rassemblent, dans un format exécutable unique, tout le code et toutes les dépendances nécessaires à une fonctionnalité, qu'il s'agisse d'un microservice ou d'une application complète.

Kubernetes est un outil conçu pour gérer de nombreux conteneurs simultanément, généralement dans le cloud. Parfois présenté comme le système d'exploitation du cloud, Kubernetes permet aux organisations de gérer des conteneurs à grande échelle.

Points à retenir

  • Kubernetes orchestre des déploiements massifs de conteneurs en automatisant leur déploiement, leur mise à l'échelle, ainsi que la correction et le redémarrage des conteneurs dans le cadre de déploiements cloud à grande échelle.
  • En maximisant l'utilisation des ressources cloud, Kubernetes peut réduire le coût du déploiement d'applications d'entreprise.
  • Kubernetes s'appuie sur un vaste écosystème qui rassemble tout le nécessaire pour créer et déployer des applications conteneurisées, puis gérer les conteneurs en production.

Ce qu'il faut savoir sur Kubernetes

Kubernetes est une plateforme qui automatise le déploiement, la mise à l'échelle et la gestion des conteneurs. Kubernetes propose également des fonctions de « healing » des conteneurs, c'est-à-dire la détection des dysfonctionnements et leur correction. Kubernetes, c'est avant tout l'orchestration : comme un chef d'orchestre, il sait ce qui doit être fait, maintient tous les conteneurs en place et en bon fonctionnement, et intervient en cas de problème.

Et tout comme un chef d'orchestre s'appuie sur une partition qui prévoit un piano, des violons, quelques violoncelles et des cuivres, Kubernetes s'appuie sur un document qui décrit l'état souhaité des conteneurs d'une application. Ce document, appelé fichier de configuration, décrit les fonctions nécessaires au fonctionnement de l'application et indique quels conteneurs peuvent fournir ces fonctions. Le fichier de configuration répertorie également les serveurs, les dispositifs de stockage, les réseaux et les autres machines physiques disponibles pour les conteneurs de l'application.

Au lancement d'une application, Kubernetes charge les conteneurs nécessaires sur les serveurs disponibles conformément au fichier de configuration, puis exécute le logiciel dans ces conteneurs. Il surveille l'utilisation des ressources de chaque serveur (ou nœud) afin de s'assurer que les systèmes ne sont pas surchargés. Si c'est le cas, il déplace les conteneurs vers un serveur moins chargé en démarrant un nouveau conteneur, puis en arrêtant l'ancien. Si un conteneur est lui-même surchargé, Kubernetes lance une copie identique de ce conteneur sur un autre serveur et configure automatiquement un équilibreur de charge pour répartir le workload entre les deux. Si la demande augmente, il démarre un troisième conteneur, et ainsi de suite si nécessaire. Plus tard, si la charge diminue, Kubernetes arrête les conteneurs devenus inutiles afin de réduire les coûts et de libérer des ressources serveur pour d'autres tâches.

Lorsqu'un conteneur tombe en panne, Kubernetes démarre rapidement un nouveau conteneur sur un autre serveur et redirige le trafic réseau pour contourner la zone problématique, ce qui permet un basculement rapide.

Pourquoi utiliser Kubernetes ?

Imaginez une application avec des centaines, voire des milliers de conteneurs, chacun fournissant des services indispensables à l'application. Les administrateurs système pourraient déployer et gérer les conteneurs manuellement, éventuellement avec l'aide d'outils d'automatisation pour certaines tâches comme l'équilibrage de charge ou la détection des pannes. Il existe d'ailleurs des outils pour gérer des conteneurs dans des déploiements de petite taille. Ils sont le plus souvent utilisés par les développeurs de logiciels et les équipes DevOps lors de la création et des tests de logiciels conteneurisés.

Cependant, sans un système d'orchestration plus complet, les exigences de l'administration système finissent par devenir ingérables.

L'intérêt de Kubernetes est qu'il s'agit d'une plateforme unique qui prend en charge les tâches d'automatisation, du déploiement des conteneurs à leur mise à l'échelle, jusqu'à la résolution des incidents. De plus, Kubernetes est open source et bénéficie d'une prise en charge étendue, notamment par tous les grands fournisseurs de cloud. On le retrouve partout. C'est pourquoi Kubernetes est le système privilégié pour gérer une application d'entreprise conteneurisée de grande envergure.

Avantages de Kubernetes

Lorsqu'une organisation décide de conteneuriser ses applications, adopter Kubernetes pour orchestrer ces conteneurs est une évidence, d'autant plus au vu des bénéfices obtenus.

  • Haute disponibilité : Kubernetes est conçu pour la haute disponibilité (HA). Ses fonctions automatiques de « healing », qui redémarrent les conteneurs défaillants sur le même serveur ou sur un autre, constituent une composante de la haute disponibilité. Il en va de même pour la capacité de Kubernetes à lancer de multiples copies d'un conteneur, à les placer sur différents serveurs, voire dans différents data centers, puis à répartir le workload entre elles. Fonctionnalité supplémentaire : si vous déployez une mise à jour logicielle sur une application conteneurisée, Kubernetes peut être configuré pour déployer progressivement les conteneurs mis à jour. Si un problème est détecté, il peut revenir à la version précédente.
  • Isolation : chaque conteneur s'exécute dans son propre environnement isolé, offrant un espace sécurisé et protégé pour l'exécution des applications. Cette isolation, conçue pour empêcher les interférences externes et les conflits de ressources, contribue à préserver la stabilité et l'intégrité de l'application. Comme Kubernetes suit son fichier de configuration lorsqu'il automatise le déploiement des conteneurs et l'acheminement du trafic réseau entre eux, il ajoute une couche de protection contre les erreurs humaines susceptibles de compromettre le temps de disponibilité.
  • Portabilité : les conteneurs sont portables entre différents types de serveurs, et même entre différents clouds. La seule vraie contrainte est que les conteneurs doivent être conçus pour un système d'exploitation donné. Par exemple, un logiciel dans un conteneur prévu pour Linux doit s'exécuter sur un serveur Linux, et un logiciel dans un conteneur prévu pour Windows doit s'exécuter sur un serveur Windows. Dans cette limite, Kubernetes peut déplacer des conteneurs entre des serveurs, des data centers et même des clouds. En fait, Kubernetes peut gérer une application de grande envergure dont les conteneurs s'étendent sur plusieurs data centers et fournisseurs de cloud, là encore de façon automatique.
  • Efficacité des ressources : un conteneur ne sait pas grand-chose du serveur sur lequel il s'exécute. Kubernetes, en revanche, peut déterminer l'utilisation, pour chaque serveur, des processeurs, de la mémoire, du stockage et des communications réseau. Il peut déployer et déplacer des conteneurs entre les serveurs afin de maximiser l'utilisation de chaque serveur, ce qui contribue à réduire les coûts. Kubernetes ne démarre de nouveaux conteneurs que lorsque c'est nécessaire et les arrête lorsqu'ils ne sont plus utiles, ce qui peut également réduire les coûts.
  • Mise à l'échelle : pensez aux caissiers dans un supermarché. Si une caisse a une file d'attente trop longue, le responsable peut ouvrir une autre file. De la même manière, si un logiciel conteneurisé est surchargé, Kubernetes peut le détecter et démarrer un autre conteneur identique fournissant le même service, en répartissant le workload entre les deux. En réalité, il peut démarrer une centaine d'autres conteneurs identiques si nécessaire. Tout se fait automatiquement.

Principaux composants de l'architecture Kubernetes

Les ingénieurs de Google qui ont créé Kubernetes ont choisi ce nom à partir d'un mot grec ancien désignant un pilote ou un timonier, la personne qui dirige un navire, car Kubernetes déplace et gère une flotte de conteneurs. Et, à l'image d'un véritable porte-conteneurs, Kubernetes s'appuie sur de nombreux composants qui collaborent pour acheminer sa cargaison de données là où elle doit aller. Voici les termes que vous rencontrerez le plus souvent dans les échanges sur les conteneurs et la plateforme d'orchestration Kubernetes.

  • Cluster : Ensemble de machines, appelées individuellement « nœuds », utilisées pour exécuter des applications conteneurisées gérées par Kubernetes. Un cluster se compose généralement d'un nœud maître et de plusieurs nœuds worker.
  • Nœud : un nœud est une machine virtuelle ou physique qui fait partie d'un cluster Kubernetes.
  • Pod : un pod est un conteneur unique ou un ensemble de conteneurs exécutés sur un cluster Kubernetes. Les pods constituent l'unité fondamentale de déploiement dans Kubernetes ; un pod se compose d'un ou de plusieurs conteneurs dont la co-localisation sur le même nœud est garantie.
  • Plan de contrôle : le plan de contrôle se compose du serveur d'API Kubernetes, du Kubernetes scheduler, du Kubernetes controller manager, de l'application controller et du cloud controller manager. Il gère les nœuds et les pods dans l'ensemble du cluster afin d'assurer la haute disponibilité.
  • Conteneur : un conteneur est une image qui encapsule un logiciel et ses dépendances, constituant la base de la conteneurisation.
  • Deployment : un deployment gère des applications répliquées, représentées par des pods, qui sont déployées sur les nœuds d'un cluster.
  • Replicaset : un replicaset correspond à un certain nombre de réplicas de pods exécutant simultanément les mêmes services, offrant de la redondance et de la haute disponibilité pour l'ensemble de leurs conteneurs.
  • Service : un service décrit comment accéder aux applications représentées par un ensemble de pods. Les services fonctionnent généralement avec des équilibreurs de charge pour optimiser l'accès interne et externe à un cluster.

Principales fonctionnalités de Kubernetes

Kubernetes n'est pas qu'une plateforme de gestion des conteneurs ; c'est un outil d'orchestration sophistiqué qui automatise et simplifie tout le cycle de vie des applications, de la conception au déploiement, jusqu'à l'exploitation en production. Ses fonctionnalités robustes permettent de gérer efficacement des applications complexes et distribuées. Voici quelques-unes des principales fonctionnalités de Kubernetes :

  • Orchestration des conteneurs : Kubernetes automatise le déploiement, la mise à l'échelle et la maintenance des conteneurs. Il gère intelligemment le placement des conteneurs, en optimisant l'utilisation des ressources et l'équilibrage de charge.
  • Self-healing et mise à l'échelle automatique : Kubernetes peut détecter automatiquement les défaillances et y répondre. Il peut rapidement redémarrer, répliquer ou replanifier des conteneurs, afin de maintenir l'état et la disponibilité de l'application.
  • Découverte de services et équilibrage de charge : Kubernetes permet la communication entre conteneurs grâce à la découverte de services intégrée. Il propose également des capacités d'équilibrage de charge, en répartissant le trafic entrant sur plusieurs conteneurs afin d'assurer la haute disponibilité et d'optimiser l'utilisation des ressources.
  • Orchestration du stockage : Kubernetes simplifie la gestion du stockage en permettant aux applications d'accéder à différents systèmes de stockage, en local ainsi que sur des clouds publics et privés.
  • Déploiements et retours en arrière automatiques : Kubernetes automatise le déploiement de nouvelles versions logicielles, en les introduisant progressivement dans l'environnement de production. En cas de problème, il peut revenir automatiquement à la version stable précédente, afin de limiter les désagréments pour les utilisateurs.
  • Gestion de la configuration : Kubernetes simplifie la gestion de la configuration en centralisant et en administrant les configurations d'applications sur plusieurs environnements. Cela simplifie également les mises à jour et la maintenance.
  • Configuration déclarative et automatisation : Kubernetes utilise un fichier de configuration, parfois appelé fichier YAML, qui signifie « YAML Ain't Markup Language » (YAML n'est pas un langage de balises) ou « Yet Another Markup Language » (Encore un nouveau langage de balises), selon la personne à qui vous posez la question. Ce fichier, compréhensible à la fois par Kubernetes et par des humains, décrit à quoi ressemble l'application complète et comment gérer les conteneurs de l'application grâce à l'automatisation.
  • Gestion du stockage et des données : Kubernetes peut créer des persistent volumes pour provisionner et gérer le stockage au sein d'un cluster, indépendamment de tout pod ou conteneur spécifique. Ils peuvent également être affectés à des tâches spécifiques selon les besoins. Les persistent volumes facilitent le respect des exigences de gestion des données des applications.

Défis courants liés à l'adoption de Kubernetes

Même si Kubernetes a été perfectionné au fil des années, sa courbe d'apprentissage reste abrupte. Cela dit, il vaut largement mieux prendre le temps d'apprendre Kubernetes que d'utiliser d'autres méthodes pour gérer de grandes applications distribuées. Voici quelques défis à prendre en compte :

  • Complexité du déploiement et de la gestion : une application à grande échelle comporte de nombreux éléments interdépendants, tant au niveau des exigences logicielles que de l'infrastructure sur laquelle elle va s'exécuter. Le fichier de configuration Kubernetes doit intégrer des notions telles que la mise à l'échelle du cluster, le healing, le basculement, le contrôle et la journalisation, ainsi que les plans de mise à niveau de certaines parties du système.
  • Risques de sécurité et écarts de conformité : les conteneurs et les applications conteneurisées peuvent être très sécurisés, mais cette sécurité n'est pas automatique. Les politiques réseau, par exemple, doivent être correctement configurées dans Kubernetes pour contribuer à protéger toutes les parties de l'application contre les accès malveillants, depuis l'intérieur ou l'extérieur du cluster. S'il existe des mots de passe et des clés de chiffrement, ils doivent être protégés, et non stockés dans des documents faciles à lire, comme le fichier de configuration YAML. Le référentiel d'images de conteneurs doit lui aussi être protégé afin de se prémunir contre toute falsification. Et toutes ces mesures doivent être correctement documentées.
  • Complexité du réseau : la complexité d'une application conteneurisée, même de taille intermédiaire, la rend difficile à gérer sans automatisation. Ajoutez à cela des centaines de milliers de pods, chacun composé de plusieurs conteneurs, ainsi que des connexions à des stockages internes et externes, à d'autres applications, aux utilisateurs finaux, à Internet, etc. Et si l'application s'étend sur plusieurs data centers, voire sur plusieurs clouds ? Kubernetes peut aider à la configuration réseau, mais des décisions restent à prendre. Dans un déploiement Kubernetes très important, les problèmes de configuration réseau peuvent être difficiles à diagnostiquer et à corriger.

Cas d'usage de Kubernetes

Les entreprises utilisent Kubernetes pour de nombreux types d'applications ; on le retrouve dans l'e-commerce, l'industrie, la recherche, la finance, les services publics, en bref, dans pratiquement tous les secteurs. De nombreuses applications distribuées de grande taille qui utilisent des conteneurs peuvent tirer parti de l'orchestration et de l'automatisation offertes par Kubernetes. Voici quelques scénarios courants où Kubernetes peut vraiment faire la différence.

  • Architecture de microservices pour le Web : il est courant qu'une application Web complexe soit composée de centaines, voire de milliers de microservices, qui gèrent des tâches telles que l'authentification des utilisateurs, la gestion des sessions, la recherche, les paniers d'achats, les paiements, la gestion des stocks et les moteurs de recommandation pilotés par l'IA. Kubernetes aide à isoler chaque type de microservice dans son propre pod, puis à gérer ces services de façon indépendante.
  • Mise à l'échelle élastique pour les applications à fort trafic : Kubernetes peut aider à faire évoluer les services d'une application à fort trafic en allouant dynamiquement de nouveaux conteneurs et en équilibrant la charge, afin de s'adapter rapidement aux changements de workload. Kubernetes peut automatiser sa mise à l'échelle automatique en fonction de l'utilisation des ressources, par exemple lorsque l'utilisation du processeur ou de la mémoire d'un conteneur dépasse certains seuils, ou lorsqu'un serveur approche de sa capacité. Il peut également réduire l'échelle lorsque la demande diminue. Cela permet de maintenir les performances de l'application dans les paramètres souhaités (un temps de réponse défini, par exemple), tout en réduisant la consommation de ressources durant les périodes de faible trafic.
  • Déploiements plus sûrs des mises à jour logicielles : Kubernetes s'intègre à de nombreux outils de développement logiciel qui utilisent le modèle continuous integration/continuous deployment (CI/CD) pour améliorer progressivement les logiciels d'entreprise. Kubernetes peut déployer progressivement ces mises à jour dans de nouveaux conteneurs et revenir rapidement à une version antérieure en cas de problème. Il peut même exécuter deux versions en parallèle et comparer leurs performances.

Kubernetes et l'IA

Le mariage entre Kubernetes et l'IA peut être un levier de transformation pour une entreprise, car Kubernetes peut jouer un rôle clé dans la gestion et l'orchestration des workloads d'IA dans le cloud. En particulier, Kubernetes fournit une plateforme robuste et flexible pour l'entraînement et le déploiement de l'IA, avec plusieurs avantages :

  • Automatisation : Kubernetes peut déployer et mettre à jour automatiquement les modèles d'IA.
  • Conteneurisation : Kubernetes permet d'empaqueter les modèles d'IA et leurs dépendances dans des conteneurs, afin d'assurer des performances cohérentes et un déploiement simplifié sur différents environnements. Cette portabilité est essentielle pour l'IA, car elle permet d'entraîner et de déployer les modèles dans différents contextes.
  • Haute disponibilité : la haute disponibilité est critique pour les applications d'IA qui constituent la colonne vertébrale de processus métier essentiels. Les capacités de self-healing de Kubernetes assurent une haute disponibilité aux applications d'IA en détectant automatiquement les défaillances et en y répondant.
  • Évolutivité : les applications d'IA nécessitent souvent d'importantes ressources de calcul, en particulier lors de l'entraînement et de l'inférence à grande échelle. Kubernetes peut ajuster dynamiquement les workloads d'IA en fonction de la demande, afin d'optimiser l'utilisation des ressources et le rapport coût-efficacité.

Adopter l'écosystème Kubernetes

L'adoption massive de Kubernetes au cours de la dernière décennie a entraîné l'émergence d'un écosystème dynamique d'outils, de services et de technologies complémentaires. Cet écosystème renforce encore les capacités de Kubernetes et offre aux organisations diverses options pour adapter leur infrastructure et leurs pratiques de développement. Les principales catégories de cet écosystème incluent :

  • Outils CI/CD : les outils de continuous integration et de continuous deployment s'intègrent à Kubernetes afin d'automatiser les processus de build, de test et de déploiement. Ces outils créent un cycle de développement efficace.
  • Registres de conteneurs : ils servent de référentiels centralisés pour stocker et gérer les images de conteneurs. Ces registres s'intègrent de manière fluide à Kubernetes, facilitant le déploiement et la gestion des applications conteneurisées.
  • Outils de contrôle et de journalisation : pour assurer un suivi et une analyse efficaces, Kubernetes s'intègre à des dizaines de systèmes de contrôle et de journalisation qui apportent des informations sur les performances, le comportement et les problèmes potentiels des applications.
  • Solutions de sécurité : Kubernetes s'intègre également à toute une gamme d'outils de sécurité, notamment des pare-feu natifs pour les conteneurs et des outils de protection à l'exécution. Ces systèmes renforcent les applications exécutées sur Kubernetes et contribuent à les protéger contre les menaces et vulnérabilités potentielles.

Toute discussion sur l'écosystème Kubernetes serait incomplète sans mentionner KubeCon, la conférence annuelle des développeurs et utilisateurs de Kubernetes, organisée par la Cloud Native Computing Foundation (CNCF). Depuis la première édition de KubeCon en 2015, qui avait réuni 500 participants, l'événement a considérablement grandi. En 2024, la conférence de Salt Lake City a attiré plus de 9 000 développeurs et ingénieurs.

5 bonnes pratiques de déploiement

Les bonnes pratiques Kubernetes pourraient remplir un livre, et d'ailleurs, de nombreux ouvrages ont déjà été écrits à ce sujet. Ne vous y trompez pas : Kubernetes est complexe. Cependant, suivre ces bonnes pratiques peut aider les entreprises à tirer parti de cette plateforme avec succès.

  1. Optimiser l’allocation des ressources. Vous ne voulez pas payer plus de serveurs, de ressources de calcul, de stockage et de réseau que ce dont votre application a besoin à un instant donné. Profitez de la capacité de Kubernetes à mettre à l'échelle automatiquement les clusters et les pods, à la hausse comme à la baisse, en fonction des indicateurs en temps réel et de l'utilisation réelle.
  2. Mettez en place l'observabilité et la journalisation. Il est difficile d'avoir une vision complète de ce qui se passe dans une application d'entreprise à grande échelle. Les meilleurs outils de visibilité servent à agréger les journaux, afin que toutes les données sur les performances et les incidents soient regroupées au même endroit. Ces outils fournissent des rapports et des tableaux de bord riches en indicateurs, ainsi que du tracing à partir des données agrégées.
  3. Mettez en œuvre GitOps et l'infrastructure as code. GitOps est un processus de provisionnement de l'infrastructure cloud, dans lequel la conception du réseau est stockée dans des fichiers de configuration eux-mêmes stockés dans un dépôt GIT. Git est un système open source populaire de gestion de configuration logicielle. Ces fichiers de configuration sont appelés infrastructure as code (IaC). Kubernetes les utilise pour créer un réseau de serveurs, de stockage et de ressources de connectivité.
  4. Renforcez votre sécurité et votre conformité. Utilisez le contrôle d'accès basé sur les rôles (RBAC) et des méthodologies de sécurité zéro-confiance pour mettre en place un réseau fondé sur le « moindre privilège par défaut » et résistant aux attaques, y compris de la part de logiciels malveillants ou compromis exécutés dans un conteneur. Consultez votre service juridique pour déterminer quels journaux d'audit et fichiers de configuration doivent être conservés à des fins de conformité.
  5. Simplifiez les déploiements multicloud. Kubernetes vous permet d'automatiser le déploiement et l'orchestration d'applications à grande échelle dans de nombreux data centers et sur plusieurs clouds. Un tel déploiement est intrinsèquement complexe à concevoir, à gérer et à diagnostiquer. Dans la mesure du possible, simplifiez ces déploiements grâce à une couche d'abstraction, une gestion centralisée des identités et des systèmes de stockage indépendants du fournisseur cloud. Vous pouvez utiliser GitOps et l'IaC pour provisionner des réseaux identiques dans plusieurs data centers et sur différents clouds.

Simplifier la gestion de Kubernetes avec Oracle

OCI Kubernetes Engine (OKE) est un service d’orchestration de conteneurs géré par Oracle qui peut réduire le temps et le coût de création d’applications cloud natives. OKE simplifie l'exploitation de Kubernetes de niveau entreprise à l'échelle, afin de vous permettre de déployer et de gérer facilement des workloads gourmands en ressources, comme l'IA, avec mise à l'échelle automatique, application de correctifs et mises à niveau. OKE offre :

  • Mise à l'échelle automatique : OKE ajuste automatiquement les ressources de calcul en fonction de la charge de l'application, ce qui peut réduire vos coûts.
  • Efficacité : les processeurs, y compris les modèles les plus avancés utilisés pour les workloads d'IA, peuvent être rares, mais l'ordonnancement des tâches d'OKE peut vous aider à maximiser l'utilisation des ressources.
  • Portabilité : OKE offre une expérience cohérente entre les clouds et sur site, dans votre propre data center, garantissant la portabilité et évitant la dépendance à un fournisseur.
  • Simplicité : OKE peut réduire le temps et les coûts nécessaires pour gérer les complexités de l'infrastructure Kubernetes.
  • Fiabilité : les mises à niveau automatiques et l'application de correctifs de sécurité peuvent améliorer la fiabilité de votre application d'entreprise.

La capacité de la plateforme Kubernetes à orchestrer et à automatiser le déploiement et la gestion des applications a révolutionné la façon dont les applications s'exécutent à l'ère du cloud native. À mesure que Kubernetes continue d'évoluer et de gagner en popularité, son importance devient encore plus grande. Les entreprises qui adoptent Kubernetes peuvent acquérir un avantage concurrentiel marqué, c'est pourquoi comprendre cette technologie est essentiel, autant pour les développeurs que pour les dirigeants.

Kubernetes est essentiel au développement cloud native, qui est la clé d'applications plus résilientes, évolutives et agiles, qu'elles s'exécutent dans le cloud, sur site, ou selon un modèle hybride ou multicloud.

FAQ sur Kubernetes

Pourquoi Kubernetes est-il un composant critique de la stratégie cloud des entreprises ?

Kubernetes est essentiel, car c'est la façon dont les entreprises déploient, mettent à l'échelle et gèrent leurs applications distribuées, en particulier celles qui s'exécutent dans le cloud. L'automatisation offerte par Kubernetes améliore la fiabilité des applications tout en maximisant l'utilisation des ressources, ce qui permet de contenir les coûts.

Quels facteurs clés les entreprises doivent-elles prendre en compte lorsqu'elles adoptent Kubernetes à l'échelle ?

Il y a deux facteurs principaux à prendre en compte. Le premier concerne la préparation organisationnelle : vos ingénieurs et développeurs sont-ils prêts pour ce modèle de développement et de déploiement des applications ? L'autre est d'ordre technique : disposez-vous de la bonne approche architecturale pour concevoir et déployer Kubernetes et les conteneurs de manière sécurisée, stable et conforme aux exigences de gouvernance ?

Quels sont les principaux aspects de coût à considérer pour les entreprises qui exécutent Kubernetes à l'échelle ?

Kubernetes peut aider à réduire les coûts en maximisant l'utilisation des ressources cloud et en libérant des ressources telles que les serveurs et le stockage lorsqu'ils ne sont pas nécessaires. Cependant, la formation, les outils, ainsi que l'optimisation de votre réseau et de vos modèles applicatifs pour tirer pleinement parti des ressources disponibles représentent un coût.

Comment les entreprises peuvent-elles assurer une transition fluide vers Kubernetes à partir d'une infrastructure traditionnelle ?

C'est un changement majeur ! Commencez par introduire Kubernetes pour une petite application qui s'exécute déjà dans un conteneur, ou dans un petit nombre de conteneurs. Envisagez de commencer avec un service Kubernetes cloud qui gère le plan de données pour vous, plutôt que d'essayer d'apprendre, de déployer et d'exploiter vous-même l'ensemble des différents éléments. Expérimentez des mises à niveau, des retours en arrière, le contrôle, des pannes délibérées et bien plus encore, afin d'aider votre équipe à acquérir l'expérience nécessaire pour s'attaquer à des projets plus ambitieux, comme le refactoring d'une application monolithique en une application basée sur des microservices.