Qu’est-ce que Docker ?

Alan Zeichick | Senior Writer | 8 décembre 2025

L'époque où l'on pouvait s'étonner qu'un logiciel en développement fonctionne sur sa machine, mais pas en production est révolue. C’est en grande partie grâce à la conteneurisation, qui permet à une application de fonctionner parfaitement on-premises et sur plusieurs serveurs cloud, de la déplacer et de l'adapter selon les besoins, via des environnements isolés et cohérents.

Docker est une plateforme logicielle standard et open source qui aide les développeurs à créer, tester et déployer rapidement des applications conteneurisées. Il n’est donc pas étonnant que Docker et les services de conteneurs associés aient été largement adoptés ces dernières années. À l’origine technologie open source presque inconnue et plutôt technique en 2013, Docker a évolué pour devenir un environnement d’exécution standardisé désormais officiellement pris en charge pour de nombreux produits d’entreprise.

Comme nous l’avons dit, de l'eau a coulé sous les ponts depuis.

Qu’est-ce que Docker ?

Docker est une plateforme open source qui permet aux développeurs et aux administrateurs systèmes de conditionner des applications dans des conteneurs. Ces conteneurs peuvent ensuite être envoyés vers une plateforme de déploiement, comme des serveurs sur site ou des serveurs dans le cloud, puis exécutés directement. Vous pouvez exécuter de nombreux conteneurs Docker, chacun avec sa propre application, sur un seul serveur, et ces applications seront isolées les unes des autres, ce qui garantit la sécurité des données et la fiabilité.

La possibilité d’exécuter des conteneurs Docker sur n’importe quel serveur compatible est l’un des principaux atouts de cette technologie. Docker a été présenté pour la première fois par l’ingénieur logiciel visionnaire Solomon Hykes, qui a exposé ce concept lors de la conférence PyCon 2013. S. Hykes, avec une équipe dédiée, visait à résoudre les difficultés liées au déploiement d’applications sur des serveurs, une tâche souvent gourmande en ressources, complexe et sujette aux erreurs. Docker a été conçu pour simplifier et optimiser l’ensemble du cycle de vie des applications.

Aujourd’hui, les conteneurs Docker sont utilisés pour des déploiements critiques à grande échelle, impliquant des milliers de conteneurs et des centaines de serveurs. Inspiré par le concept fondamental de la conteneurisation, Docker a apporté une approche nouvelle et innovante du déploiement applicatif. Il a fait passer la conteneurisation à un niveau supérieur en introduisant un ensemble de fonctionnalités puissantes.

Pourquoi choisir les conteneurs ?

Les conteneurs Linux existent depuis 2008, mais il a fallu l’arrivée des conteneurs Docker en 2013 pour populariser cette technologie. L’un des grands avantages des conteneurs est qu’ils contiennent tout ce dont une application ou un service spécifique a besoin pour s’exécuter, notamment toutes les bibliothèques, les éléments graphiques (icônes, composants d’interface utilisateur), les outils système et l’exécutable d’exécution. Un conteneur Docker est conçu pour s’exécuter sur un système d’exploitation spécifique, comme Linux ou Windows. La plupart du temps, les conteneurs Docker peuvent être déployés sur n’importe quel serveur, ou ordinateur portable ou de bureau, exécutant ce système d’exploitation, sans nécessiter de modification de configuration.

Docker et Kubernetes

L’écosystème Docker intervient dans la création des conteneurs, l’intégration de tous les composants de l’application dans ces conteneurs et leur empaquetage en vue du déploiement. C’est très bien pour quelques conteneurs, mais qu’en est-il de centaines ou de milliers ? C’est là qu’intervient la plateforme d’automatisation Kubernetes.

Comme Docker, Kubernetes est un projet open source largement soutenu dans le secteur technologique. C’est l’outil utilisé pour automatiser le déploiement de conteneurs Docker sur des serveurs, contrôler leurs performances, démarrer de nouveaux conteneurs lorsque nécessaire, les mettre à jour vers les dernières versions et les arrêter le moment venu.

Le principal avantage de Kubernetes est qu’il aide à gérer la complexité opérationnelle du déploiement de nombreux conteneurs sur plusieurs serveurs. Il est donc indispensable pour tout déploiement à grande échelle de la technologie des conteneurs, que ce soit dans le cloud ou sur site. Kubernetes orchestre automatiquement le cycle de vie du conteneur, en répartissant les conteneurs d’application sur l’ensemble de l’infrastructure d’hébergement. Kubernetes peut rapidement augmenter ou diminuer les ressources, en fonction de la demande.

Points à retenir

  • Les conteneurs regroupent tout ce dont une application a besoin pour s’exécuter, notamment ses exécutables binaires, ses bibliothèques, ses images et d’autres données, ainsi que les détails de configuration de l’application.
  • Docker est l’un des formats les plus courants pour créer des applications conteneurisées ; il est open source et largement pris en charge par tous les principaux fournisseurs de cloud.
  • Avec Docker, inutile d’installer et de configurer une application manuellement, car ce processus est réalisé au moment de la construction du conteneur.
  • Grâce à l’isolation, de nombreux conteneurs peuvent être installés sur un seul serveur, maximisant ainsi la valeur du matériel serveur.
  • Des outils standard du secteur, comme Kubernetes, peuvent automatiser le déploiement de centaines, voire de milliers, d’applications conteneurisées sur un réseau.

Ce qu'il faut savoir sur Docker

Docker est un framework open source de développement applicatif, conçu pour répondre aux besoins des développeurs comme des administrateurs systèmes. Il facilite un modèle DevOps dans lequel les développeurs sont responsables de la gestion des applications basées sur le cloud, plutôt que la méthode plus traditionnelle où les développeurs écrivent le code puis le « passent par-dessus le mur » à une équipe d’administration distincte, qui déploie ensuite l’application et en assure la gestion.

Avec Docker, les développeurs peuvent facilement créer, empaqueter, livrer et exécuter des applications sur presque n’importe quel système, sous forme de conteneurs légers, portables et autonomes. Les développeurs peuvent ainsi se concentrer sur l’adéquation de leur application aux besoins de l’organisation, au lieu de se préoccuper du système d’exploitation ou du système de déploiement sous-jacent.

En outre, les développeurs peuvent choisir parmi des milliers d’applications conteneurisées open source conçues pour s’exécuter dans un environnement Docker. Pour les équipes DevOps, Docker s’intègre naturellement aux chaînes d’outils de développement et d’intégration continue, tout en réduisant les contraintes et la complexité de l’architecture système. Avec Docker et des services cloud d’orchestration de conteneurs tels que Kubernetes, tout développeur peut créer des applications conteneurisées en local puis les exécuter en production sur des services cloud.

Avantages de Docker

Les conteneurs Docker démocratisent le développement : dans l’industrie logicielle, on distingue souvent les développeurs par spécialisation, front-end, back-end, ou n’importe quelle spécialisation entre les deux. Avec Docker, toute personne qui maîtrise les concepts de base peut créer, déployer et gérer des conteneurs. Les services de conteneurisation Docker offrent de nombreux avantages supplémentaires par rapport à la méthode traditionnelle consistant à installer un logiciel directement sur un serveur.

Ces avantages comprennent :

  • Cohérence : encapsuler les applications et leurs dépendances dans des conteneurs peut garantir un comportement et des performances d’exécution cohérents.
  • Gestion efficace des ressources : l’architecture à noyau partagé de Docker permet d’exécuter plusieurs conteneurs sur un seul hôte avec un minimum de surcharge, ce qui maximise l’utilisation des ressources matérielles.
  • Évolutivité renforcée : lorsqu’une application exécutée dans un conteneur est surchargée, le gestionnaire Kubernetes peut créer une autre instance de ce conteneur sur un autre serveur. Un équilibreur de charge peut ensuite répartir le travail entre les instances en cours d’exécution.
  • Isolation et sécurité : les conteneurs assurent une isolation des processus, ce qui améliore la sécurité de chaque application exécutée sur un serveur.
  • Architecture microservices : la conteneurisation est un facilitateur clé d’une architecture microservices, dans laquelle les applications sont découpées en services plus petits et indépendants, exécutés dans leurs propres conteneurs. Cela renforce la modularité, l’évolutivité et la maintenabilité.
  • Portabilité : les conteneurs assurent la portabilité des applications dans des environnements variés, du développement à la production, ce qui facilite le passage d’une configuration d’infrastructure à une autre.
  • Déploiement rapide : grâce à des temps de démarrage rapides et à une utilisation efficace des ressources, les conteneurs s’arrêtent et redémarrent facilement, ce qui facilite des mises à jour simples du code d’exécution et un équilibrage de charge efficace.
  • Utilisation fiable et efficace des ressources : un serveur peut être dédié à un seul conteneur Docker. Cependant, si le conteneur n’a pas besoin de toutes les ressources du serveur, ce serveur peut également exécuter d’autres conteneurs, ce qui permet d’exploiter pleinement le matériel.
  • Gestion simplifiée : l’interface intuitive de Docker et son ensemble robuste d’outils et de commandes simplifient la gestion des conteneurs et facilitent le contrôle, les mises à jour et la mise à l’échelle des applications.
  • Déploiement plus rapide et intégration à la CI/CD : le processus d’installation et de configuration d’un logiciel sur un serveur peut prendre des minutes, voire des heures. Pour déployer un conteneur, il ne faut que quelques secondes. La plateforme d’automatisation Kubernetes est essentielle pour l’approche moderne d’intégration continue/déploiement continu, couramment utilisée pour exécuter des applications cloud native.

Fonctionnement de Docker

Les éléments de base de Docker sont les images et les conteneurs. Une image Docker contient tout ce qui est nécessaire pour exécuter un logiciel : le code exécutable, les pilotes, les outils, les scripts, les bibliothèques, les déploiements, etc.

Un conteneur Docker est une instance en cours d’exécution d’une image Docker. Cependant, contrairement aux machines virtuelles traditionnelles, un conteneur Docker s’exécute sur le noyau du système d’exploitation hôte ; l’image ne contient donc pas de système d’exploitation distinct. Si cela rend le conteneur léger et portable, cela impose aussi qu’il soit configuré pour un système d’exploitation spécifique. Un conteneur Docker contenant une application écrite et compilée pour Linux ne peut s’exécuter que sur un serveur basé sur Linux ; il en va de même pour une application écrite et compilée pour Windows.

Chaque conteneur Docker possède son propre système de fichiers, sa propre pile réseau (et par conséquent sa propre adresse IP), son propre espace de traitement et des limitations de ressources définies pour le processeur et la mémoire. Puisqu’un conteneur Docker n’a pas besoin de démarrer un système d’exploitation, il se lance presque instantanément. Docker repose sur l’isolation, en séparant les ressources d’un système d’exploitation hôte de l’application. C’est pourquoi il est possible d’exécuter de nombreux conteneurs sur un seul serveur, chacun étant séparé des autres de manière sécurisée, tout en partageant le système d’exploitation de base et le matériel.

Ce qu'il faut savoir sur l’architecture Docker

L’architecture d’un système Docker en production nécessite un daemon Docker, un client Docker, des images de conteneur et des registres, ainsi que l’orchestration et la gestion des conteneurs. Ces éléments peuvent s’exécuter dans le cloud ou sur site.

  • Le daemon Docker est un processus en arrière-plan qui s’exécute sur chaque serveur, ou sur chaque ordinateur ou station de travail, qui hébergera des conteneurs Docker. Il gère toutes les interactions avec les conteneurs, comme leur démarrage, leur arrêt et le routage des communications réseau vers eux et depuis eux.
  • Le client Docker est l’outil que les développeurs et les administrateurs utilisent pour interagir avec le daemon Docker. Autrefois limité à une interface en ligne de commande, le client Docker propose désormais une interface graphique.
  • Une image de conteneur est un modèle en lecture seule utilisé pour provisionner un conteneur. Le daemon Docker lit l’image de conteneur, qui lui indique comment lancer et configurer le conteneur sur le serveur, puis démarrer l’application à l’intérieur de ce conteneur.
  • Les registres de conteneurs sont des ressources centralisées qui stockent des images Docker, ainsi que leurs descriptions. Le client Docker ou la plateforme d’automatisation Kubernetes demande au daemon Docker d’accéder au registre de conteneurs et de récupérer puis de lancer chaque image de conteneur selon les besoins.
  • L’orchestration de conteneurs est le processus de gestion de nombreux conteneurs, des centaines ou des milliers, éventuellement sur des dizaines ou des centaines de serveurs dans le cloud ou dans un data center sur site. Pour des déploiements relativement modestes, les organisations peuvent utiliser Docker Swarm, une fonctionnalité intégrée à la plateforme Docker. Pour des déploiements plus importants à l’échelle de l’entreprise, Kubernetes est la norme du secteur.
  • La gestion des conteneurs implique l’orchestration, ainsi que la mise à l’échelle, l’équilibrage de charge, la journalisation et l’analyse des journaux, ainsi que la sécurité et le contrôle des accès.

Docker et machines virtuelles

La différence entre les machines virtuelles (VM) traditionnelles et les conteneurs est importante. Une VM est une simulation logicielle complète d’un serveur qui inclut le système d’exploitation, les pilotes de périphériques, les applications et les données. Dans une configuration de VM, un hyperviseur s’exécute sur le serveur et orchestre les machines virtuelles, remplissant la même fonction que Docker Engine pour les conteneurs.

Un conteneur, en revanche, ne contient que des applications et des données ; il utilise le système d’exploitation et les pilotes de périphériques de l’ordinateur hôte.

Les VM sont utilisées pour exécuter plusieurs systèmes d’exploitation et fournir des environnements applicatifs sécurisés et isolés sur une seule machine physique. Bien que les VM offrent certains avantages, elles ont aussi des limites :

  • Utilisation inefficace des ressources : chaque VM requiert un système d’exploitation complet, ce qui entraîne une consommation de mémoire, de stockage et de ressources de traitement nettement supérieure à celle des conteneurs.
  • Évolutivité limitée : comme les VM simulent un ordinateur entier, une quantité bien plus importante de ressources est nécessaire pour gérer la surcharge. Cela limite la capacité de l’ordinateur à effectuer des tâches utiles.
  • Démarrage lent : le démarrage d’une VM implique de charger un système d’exploitation complet. Ce processus prend du temps, ce qui pénalise les performances globales du système.

Les conteneurs, en revanche, offrent un environnement isolé pour exécuter des applications tout en partageant le noyau du système d’exploitation hôte, ce qui élimine la nécessité d’installer un système d’exploitation complet dans chaque conteneur. Cette architecture à noyau partagé apporte plusieurs avantages :

  • Utilisation efficace des ressources : les conteneurs partagent le noyau de l’hôte, ce qui réduit les besoins en mémoire et en stockage par rapport aux VM.
  • Évolutivité renforcée : la mise à l’échelle horizontale des applications conteneurisées est l’un des principaux objectifs de Docker. Sa conception permet le déploiement rapide de plusieurs instances avec une surcharge de ressources minimale.
  • Démarrage rapide : sans avoir à démarrer un système d’exploitation complet, les conteneurs peuvent démarrer en quelques secondes, ce qui accélère le déploiement des applications et améliore les performances du système.
À l’inverse, les conteneurs Docker utilisent le système d’exploitation et les pilotes de périphériques du système hôte ; davantage de ressources processeur et mémoire du serveur peuvent donc être allouées à l’application. Un serveur Linux exécutant 20 conteneurs Docker n’a besoin d’exécuter qu’une seule instance de Linux.
Comparaison entre une architecture de machine virtuelle et des conteneurs Docker.

Conteneurisation et déploiement traditionnel

Dans les déploiements traditionnels, un logiciel est chargé soit sur un serveur, soit sur une machine virtuelle configurée avec un système d’exploitation, des pilotes de périphériques, des applications et des données. Il s’agit d’un processus lent, mieux adapté aux applications monolithiques de grande taille qui s’exécutent généralement sur un serveur dédié, dans le cloud ou dans un data center.

À l’inverse, les conteneurs offrent un moyen léger de regrouper une application et toutes ses dépendances dans une image. Cette image est ensuite stockée dans un référentiel, où elle peut être extraite et exécutée sur un serveur cible en quelques secondes. Le modèle de conteneur Docker est plus facile à mettre à l’échelle avec des outils d’automatisation ; en plus, il est rentable et permet aux développeurs de maximiser les capacités de leurs serveurs.

Composants clés de Docker

Les concepts fondamentaux de Docker sont les images et les conteneurs, décrits précédemment. Voici d’autres composants d’un système de conteneurs Docker :

  • Docker Engine : Docker Engine est l’environnement d’exécution principal, responsable de la création, de l’exécution et de la gestion des conteneurs. Il fournit une interface entre le système d’exploitation hôte et les conteneurs, permettant une allocation optimale des ressources et de meilleures performances.
  • Docker Hub : Docker Hub est un référentiel basé dans le cloud qui propose une vaste collection d’images publiques et privées, et sert de plateforme de partage et de collaboration sur des projets liés à Docker.
  • Docker Compose : Docker Compose est un outil qui simplifie la définition et la gestion des applications multi-conteneurs. Il permet aux développeurs de définir et de configurer plusieurs conteneurs et leurs dépendances dans un seul fichier, appelé fichier YAML, ce qui facilite le déploiement et la mise à l’échelle des applications complexes.
  • Docker Swarm : Docker Swarm est un outil de clustering et d’orchestration qui crée des groupes de Docker Engine. Il permet de gérer de nombreux conteneurs sur plusieurs hôtes, avec des fonctionnalités telles que l’équilibrage de charge, la découverte de services et le déploiement d’applications à l’échelle. Docker Swarm a été largement supplanté par Kubernetes, une plateforme open source de gestion et d’orchestration des conteneurs.
  • Docker CLI and API : l’interface en ligne de commande (CLI) de Docker propose des commandes intuitives pour les développeurs et les administrateurs, ainsi que des outils de script simples pour gérer les conteneurs, notamment des processus permettant de les démarrer, de les arrêter et de contrôler leur état. L’API Docker permet à des outils d’automatisation et d’orchestration plus sophistiqués, tels que Kubernetes, d’effectuer ces mêmes opérations plus facilement que via la CLI.

Cas d’usage courants de Docker

La polyvalence et les fonctionnalités puissantes de la conteneurisation Docker en ont fait un choix privilégié pour les organisations de nombreux secteurs. Voici les usages les plus courants de Docker, souvent en association avec Kubernetes :

  • Big data et analyse : l’utilisation efficace des ressources et l’évolutivité font des conteneurs un choix idéal pour les applications de big data et d’analyse. Les entreprises des secteurs à forte intensité de données, tels que la finance et la santé, ont utilisé des conteneurs pour traiter et analyser de grands jeux de données, optimiser l’allocation des ressources et améliorer les performances.
  • Applications cloud native : avec l’essor du cloud, les conteneurs sont devenus un élément clé pour développer des applications cloud native. La possibilité de conditionner et de déployer des applications sous forme de conteneurs offre portabilité et flexibilité entre fournisseurs de cloud, apportant les avantages du cloud sans dépendance à un fournisseur.
  • DevOps et intégration continue : des organisations telles que Spotify et Pinterest ont tiré parti des conteneurs pour simplifier leurs processus DevOps et permettre l’intégration continue. Les conteneurs offrent un environnement cohérent et reproductible, ce qui simplifie les tests et le déploiement des modifications de code tout au long du pipeline de développement.
  • Architectures basées sur les microservices : des leaders de la technologie grand public, tels que Netflix, Uber et Airbnb, ont adopté la conteneurisation pour développer et gérer leurs architectures basées sur les microservices. La capacité des conteneurs à gérer des environnements applicatifs complexes, avec plusieurs services s’exécutant en parallèle, a été déterminante pour leur succès.
  • Déploiement d’applications Web : les conteneurs sont largement utilisés pour déployer des applications Web, offrant des performances cohérentes et fiables. Ils offrent un environnement évolutif et hautement sécurisé, aussi bien pour des blogs simples que pour des plateformes e-commerce complexes.

Bien démarrer avec les conteneurs

Pour ceux qui découvrent Docker et les conteneurs, voici un guide étape par étape pour bien démarrer :

  1. Installez Docker. La première étape consiste à télécharger et installer Docker sur le système d’exploitation de votre choix. Docker fournit des packages d’installation pour Windows, macOS et différentes distributions Linux, ce qui le rend accessible à un large éventail d’utilisateurs.
  2. Créez une image Docker. Commencez par créer une image Docker, qui servira de plan pour votre conteneur. Cela implique d’écrire un Dockerfile, un fichier texte qui définit les étapes nécessaires pour construire votre image, notamment l’image de base, l’installation des dépendances et la configuration de l’application. Une image Docker est construite par couches, chacune représentant l’une des étapes du Dockerfile.
  3. Créez et exécutez. Une fois votre image Docker prête, vous pouvez construire et exécuter votre premier conteneur. L’interface en ligne de commande de Docker propose des commandes intuitives pour gérer les conteneurs, vous permettant de les démarrer, de les arrêter et de contrôler leur état.
  4. Explorez l’écosystème Docker. Docker offre un ensemble riche d’outils et de services que vous pouvez utiliser pour améliorer votre expérience de conteneurisation. Docker Hub, un référentiel basé dans le cloud, propose une vaste collection d’images prêtes à l’emploi et sert de plateforme de partage et de collaboration sur des projets liés à Docker. Docker Compose simplifie la gestion des applications multi-conteneurs.

Bonnes pratiques Docker

À mesure que vous explorez l’utilisation de Docker au sein de votre organisation, pensez à quelques bonnes pratiques adoptées par de nombreuses entreprises qui ont choisi le développement cloud native :

  • Optimiser la taille et les couches des images : des images Docker plus petites sont plus faciles à créer, tester et déployer. Vous pouvez partir d’une petite image de base en supprimant les fichiers inutiles de votre système avant de construire l’image.
  • Gérer la sécurité et les autorisations : seuls les utilisateurs autorisés doivent pouvoir accéder aux conteneurs, et les applications défaillantes dans ces conteneurs ne doivent pas pouvoir compromettre ou menacer la sécurité. Les recommandations standard s’appliquent : n’exécutez jamais les applications en tant qu’utilisateur root, maintenez les correctifs à jour et utilisez les fonctionnalités de contrôle des accès de Docker pour limiter les privilèges Linux ou Windows de vos conteneurs.
  • Mise en réseau et équilibrage de charge efficaces : les conteneurs sont plus efficaces lorsqu’ils sont faiblement couplés, c’est-à-dire lorsque vous pouvez les créer et les déplacer là où cela a du sens sur le réseau, plutôt que de les lier à un emplacement fixe. Vous pouvez utiliser Docker Network pour définir une architecture réseau flexible, ainsi que des outils comme Nginx pour router le trafic et équilibrer la charge entre les conteneurs dans un déploiement à grande échelle.
  • Contrôle et journalisation pour Docker : contrairement aux applications monolithiques déployées sur un seul serveur, contrôler l’état de santé d’applications conteneurisées à grande échelle peut s’avérer complexe sans outils d’automatisation. Prévoyez de centraliser les journaux de chaque conteneur, puis utilisez des outils de contrôle pour détecter les anomalies et visualiser les indicateurs de performance.

Optimisez votre stratégie de conteneurs pour accompagner la croissance

Oracle fournit tout ce qu’il faut pour développer et déployer des applications cloud native, notamment des outils, des services et de l’automatisation, afin que les équipes de développement puissent avancer rapidement tout en réduisant le nombre de tâches opérationnelles.

Les services cloud native d’Oracle sont exécutés sur Oracle Cloud Infrastructure (OCI), qui offre une plateforme basée sur des normes avec des performances plus élevées et des coûts inférieurs à ceux de nombreux autres fournisseurs cloud. En s’appuyant sur des services basés sur l’open source et des standards ouverts, comme Docker et Kubernetes, OCI permet aux développeurs d’exécuter des applications sur n’importe quel cloud ou environnement sur site.

Docker et les technologies associées, dont Kubernetes, ont connu une adoption massive et un succès considérable au cours des dernières années. Si, en 2013, c'était une technologie open source presque inconnue et plutôt technique, Docker a aujourd'hui évolué pour devenir un environnement d’exécution standardisé, adapté aux plus grands déploiements d’entreprise.

Docker est un composant essentiel des logiciels cloud native modulaires d’aujourd’hui, offrant évolutivité, résilience, flexibilité et économies. Découvrez comment vous lancer.

FAQ sur Docker

Que sont les conteneurs ?

Les conteneurs regroupent l’ensemble du code et des dépendances d’une application dans un format standard, lui permettant de s’exécuter rapidement et de manière fiable sur la plupart des serveurs. Docker est un format de conteneur open source, standard du secteur.

Pourquoi utiliser Docker plutôt que des méthodes de déploiement traditionnelles ?

Traditionnellement, les administrateurs doivent installer sur un serveur les fichiers d’une application, notamment les binaires exécutables, les bibliothèques et les données, puis configurer l’ensemble pour garantir un fonctionnement correct. Pour installer et exécuter plusieurs applications sur un serveur en même temps afin de maximiser l’utilisation du matériel, ils doivent s’assurer que ces applications n’interfèrent pas entre elles et que la défaillance de l’une ne provoque pas l’arrêt des autres. C’est, au minimum, très complexe, et difficile à automatiser.

À l’inverse, créer un conteneur qui contient une application signifie que ce conteneur inclut également les binaires exécutables, les bibliothèques et les données, et que tout est préconfiguré. Pour exécuter l’application, il suffit de copier le conteneur sur le serveur, puis Docker Engine et le daemon Docker se chargent du reste. De plus, les conteneurs sont isolés : si une application tombe en panne, cela n’affecte pas ce qui s’exécute dans les autres conteneurs. Des outils tels que Kubernetes peuvent également automatiser le déploiement et la gestion d’applications conteneurisées à très grande échelle.

Docker peut-il remplacer totalement les machines virtuelles ?

Considérez Docker et les machines virtuelles comme des technologies complémentaires. Les conteneurs utilisent le système d’exploitation et les pilotes de périphériques de l’ordinateur hôte. Cela les rend rapides et efficaces, et généralement plus intéressants dans la plupart des cas.

Cependant, dans certaines situations, une machine virtuelle peut être un meilleur choix. Par exemple, exécuter des applications dans un système d’exploitation dédié sans en partager les ressources, utiliser des pilotes de périphériques spécialisés ou exécuter plusieurs systèmes d’exploitation sur un même serveur.

Comment Docker s’intègre-t-il à Kubernetes ?

Kubernetes est un système open source qui gère des conteneurs Docker. Il les déploie, les démarre et les arrête, les met à l’échelle avec plusieurs instances lorsque nécessaire, et redémarre même les conteneurs si une application tombe en panne ou cesse de répondre. Docker Compose, qui fait partie du système de base Docker, peut gérer des déploiements de conteneurs à petite échelle, tandis que Kubernetes est idéal pour passer à des dizaines, des centaines, voire des milliers de conteneurs.

Quel rôle Docker joue-t-il dans les stratégies cloud des entreprises ?

Les conteneurs Docker sont parfaitement adaptés au déploiement de logiciels dans le cloud. Cela peut concerner des applications traditionnelles s’exécutant dans un seul conteneur, ou des applications cloud native basées sur des microservices, composées de dizaines de services distincts s’exécutant dans leurs propres conteneurs. Les conteneurs peuvent simplifier le développement et le déploiement de services dans le cloud, et améliorer l’évolutivité, la sécurité, la conformité, les tests et la disponibilité des applications d’entreprise. Docker et Kubernetes peuvent même maximiser l’utilisation des serveurs cloud, ce qui peut réduire les coûts d’exécution.